Immaturité des uns, bêtises des autres: comment s’en sortir ?

Ces réactions violentes se sont soldées par des événements tragiques notamment en Lybie et en Tunisie : la mort de quatre diplomates en Lybie dont l’Ambassadeur des Etats-Unis et celles de quatre tunisiens, parmi les salafistes qui ont attaqué l’ambassade des Etats-Unis à Tunis vendredi 14 septembre.

De l’avis des spécialistes, le film provocateur est une œuvre extrêmement médiocre sur le plan artistique, son but est purement islamophobe, usant de mépris et de dénigrement flagrant contre le Prophète et l’Islam. N’ayant connu aucun succès aux Etats-Unis, il est promu à travers la toile.

Il serait destiné à manipuler les masses musulmanes et, sur ce plan, il a parfaitement atteint son but: le monde entier a pu voir les images de centaines de barbus musulmans criant vengeance et confortant l’idée que les musulmans sont des fanatiques, barbares, violents et dangereux. «Tout ça pour un film disaient les commentateurs ici et là» et «la liberté d’expression !» s’offensent les autres. Les manifestants musulmans ont une fois encore «réussi» à amocher leur propre image auprès de l’opinion mondiale à cause de leur immaturité et de leur ignorance. A la place de ces démonstrations primaires d’un autre âge, ils auraient pu tout simplement ignorer le navet qu’est ce film, ou à la limite crier leur indignation d’une manière plus subtile ou tout simplement porter plainte contre son producteur.

Cela peut sembler simple, quand on ne prend pas en compte les forces obscures politiques,  abusant ici et ailleurs, de manipulation jouant sur la peur des uns, et la crédulité des autres. Comment expliquer à un occidental moyen que les traders de Wall street « copains » des émirs musulmans sont plus dangereux pour sa survie que son voisin musulman pratiquant tranquillement sa religion, travaillant et payant ses impôts comme tout citoyen qui se respecte? Comment expliquer à une jeunesse musulmane frustrée, mal informée, subissant des injustices quotidiennes et gavée de séries soi-disant historiques, glorifiant des héros d’un autre âge que le monde actuel est différent  et que les défis sont autres et ailleurs?

En ce qui concerne la Tunisie, commençons par espérer que le gouvernement et la société civile puisse assumer leur responsabilité quand à l’éducation des Tunisiens nouvellement libérés dans le culte des vraies valeurs de liberté d’expression et de primauté du droit.
On voudrait rester optimiste, en espérant l’émerge